Le viol, une partie de plaisir ?

Il n'y a pas de petit ou grand combat féministe, mais une chose est sure le viol est le point de convergence des inégalités hommes - femmes. Il ne traduit pas seulement l'appétissante de certains ne pouvant se résoudre au manque de sexe. Il traduit surtout la haine culturelle envers les femmes, soumise au silence jusqu'au 1981, jusqu'à la légifération du viol. Avant cela un viol était une partie de plaisir, la victime, une imprudente.


Dans un monde profondément sexiste et archaïque, il est difficile d'admettre que le phallocratisme résulte d'une emprise du père, d'un problème psychologique ou de violence si ce n'est physique du moins morale du père envers la mère. Une sorte d'Oedipe mal résolu. Le violeur maltraite des femmes parce qu'il veux ressemblé à son père. Le violeur croit que les femmes doivent tout lui donner quand il en a envie parce que sa mère faisait tout ce que son père lui disait de faire.


J'ai été violé par des hommes de bonnes familles, pour Manuel Valls j'avais 15 ans et pour Xavier Taïb j'en avais 28. Je me demande s'il n'y avait pas chez eux des violences familiales qu'ils auraient pu reproduire. Par exemple Xavier Taïb m'a violé dans la chambre limitrophe de celle de son fils de 5 ans qui dormais et dont j'étais la baby sitter. Peut être que même si son fils n'en a pas conscience il peut le ressentir et le reproduire plus tard. Peut être que les pères de Manuel Valls et Xavier Taïb avait eux même fait subir ce type de violence à l'époque où les hommes ne craignaient rien à prendre le plaisir où il est. D'ailleurs je crois que le père de Manuel Valls aimait peindre des adolescentes en début de puberté. Peut être que le viol se transmet comme un héritage familiale. Tu seras violeur mon fils, comme ton père !


Manuel Valls violeur pédophile

Ce qui est dommage en 2019 c'est que dans deux ans cela fera 50 ans que les viols sont condamnés par la loi, mais la mentalité sociale ne bouge pas. Nous sommes en face d'une véritable dissociation collective du bien et du mal. Les violeurs demeurent soutenus par le groupe sociale, par la franc maçonnerie, par la police, par la politique, par les collègues, les confrères et autres compères, quand ils ne sont pas leurs complices à l'instar de Jean Marie Pichon et Nicolas Roggy... Alors que les victimes sont réprouvés, bannies, lynchées, harcelées socialement, moralement, professionnellement, et scolairement si elles étaient encore au collège à l'heure du viol, priées de raser le murs, de fermer leur gueule, exclues des sphères de paroles, discriminées, discréditées et diffamées. Les peines encourues sont minimes, les seuls soutiens associatifs quasiment inexistant. Sans avocat, impossible de démarrer une enquête de police. À croire que le viol n'est pas important, ou tout juste une banale partie de plaisir au détriment des plus faibles. Une partie de plaisir qui a mal tournée. "Je ne voulais pas la violée mais elle a dit "non", alors j'ai insisté jusqu'à ce qu'elle dise se laisse faire." Comme si fourrer sa bite était vitale. Comme si un homme ne pouvait pas s'arrêter, être conscient de l'importance du consentement, et de la validité de celui-ci.


Nicolas Roggy, complice de viol

Souvent on traite les victimes de viol de S... ou de P.... , à moi on a fait la réflexion alors que j'exposais mes oeuvres d'Art Militant pour la Femme suite aux environs de 2008, que je me servais de ce qu'ils m'ont fait pour en tirer une gloire artistique. Je trouve ça outrant, alors que j'exprime ce que je ressens pour aider les autres, alors que la démarche est humaniste, visant l'égalité pleine entre les hommes et les femmes et la lutte contre les violences, alors que le silence permet aux violeurs de continuer, et ne résous rien non plus de la réputation qu'ils m'ont faite. Dès que je n'occupe plus l'espace de parole c'est eux qui l'occupe. Et ce que j'ai eu le choix ? Je fais avec ce que Dieu m'a donné. Pour certaines il a donné des maris, pour moi il a donné des violeurs. Je prend ce que Dieu m'a donné et je le transforme en or. J'en ai fait ma mission. Est ce que j'ai eu le choix ? J'accueille cette mission avec bienveillance, sans remord, ni regret.


Xavier Taïb, violeur

Régulièrement, surtout depuis que j'ai demandé une levée de prescription, les partisans du viol s'en prennent à moi de façon plus ou moins sournoise, plus ou moins efficace, plus ou moins conne. Nous avons tous constaté grâce à la tribune sur "le droit d'importuné" que les pro-viols était surtout des femmes et qu'elles n'avaient pas honte de militer pour cette cause, car comme Catherine Millet le disait elle même "elle a toujours rêvé de se faire violer". L'homme a bien le droit de jouir quand il veut. À mesure que je me sens insultée socialement dans mon intimité ou dans mon intégrité, j'attaque l'intégrité de mes violeurs. Je rends pour ce qu'on me donne. Chaque fois qu'on s'attaque à mon intégrité, j'écris un article avec les noms des hommes qui m'ont violé et leurs complices et leurs photos. Car si moi je ne suis pas une femme bien, alors eux ce sont des violeurs et "pédophile" puisque je n'avais que 15 ans quand Manuel Valls m'a violé je vous le rappelle.


Beaucoup de personnes pensent qu'un viol sans violence physique n'est pas une violence pour la femme. Le violeur l'a juste forcé un peu ou profité de son jeune âge pour prendre ce qu'il avait à prendre. Le sexe lié au plaisir est finalement attribué au domaine du jeux, à quelque chose de ludique, et finalement la permission est renvoyé à la transgression. Dans un jeux on transgresse les règles parfois pour gagner. Le sexe n'est pas un jeux. Il n'y a pas de perdant ou de gagnant dans un rapport sexuel. Le plaisir doit être partagé, consenti et non arraché.


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© 2018, Magali Tranchant