Le harcèlement post-viol

Dans la définition du viol, un phénomène reste minimisé bien qu'il consiste en une double violence. Le harcèlement post-viol, ou les représailles après viol, sont coutumiers des crimes sexuels et renforcés par la culture du viol.


Institutionnellement, le viol est le seul crime dans lequel c'est la victime qui serait coupable. Moins de 10 % de femmes victimes de viol porte plainte, seulement 3 % comparaissent en justice et entre 1 et 2 % de ces messieurs sont condamnés. Et pourtant, on considérera toujours la victime comme une coupable. Coupable de quoi au juste ? D'être des menteuses ? D'accuser des innocents ? De s'être exposée ? D'avoir provoqué ? D'être celle par qui le scandale arrive ? D'être celle qui détruit tout ? De ne pas être capable de se relever, de pardonner, de tourner la page ? Les motifs invoqués pour de telles accusations soit disant mensongères sont souvent la méchanceté, la vénalité, la vengeance, pour faire son intéressante, ou parce qu'elles n'assument pas d'être une salope ! Et c'est pour ce jugement qui n'a rien à voir avec celui des juges qu'une grande des victimes de viols préférent se taire, par peur du jugement sociétale, par peur des représailles, par peur du qu'en dira-t-on. Si plus 90 % des victimes de viols préférant s'autocensuré ce n'est pas parce qu'elles admettent l'avoir bien cherché, être en parti responsable de ce qu'elles ont vécu, ou parce qu'elles sont capable psychologiquement de se relever, de pardonner et de tourner la page.



Manuel Valls, violeur

Xavier Taïb, violeur

Nicolas Roggy, complice de viol

Les avantages structurels du viol


Il y a des avantages structurels dans la société à vouloir défendre les criminels sexuels. Malgré que les traces et séquelles traumatiques sur les victimes aient pu être établies, le viol a des conséquences sur les femmes dans leurs rapports intimes, dans leurs vies professionnelles, dans leurs développement social, qu'elles aient dénoncées, pardonnées ou pas. Le viol bénéficie toutefois d'un jugement de faveur des institutions alors qu'il nie la référence aux droits universels des êtres humains à l'intégrité et à la dignité, et donne la possibilité aux "dominants" de pouvoir esclavager, punir, humilier, injurier, exercer des sévices en érotisant la subordination, en pornographiant la pyramide vassalique, et en sadisant les rapports de pouvoir, pour le bien des victimes censées jouir de leurs masochisme.


Le viol se banalise


C'est en mettant en cause le statut de "victime" que le viol se banalise. C'est ainsi que pour le sens commun des arguments de modernité néo-libérale et de libération sexuelle vont servir d'alibis aux violences et à leurs conséquences en permettant le dénigrement du "statut de victime". Autant d'intimidations et de mises en garde sous entendu pour faire taire les victimes et ceux qui voudraient les soutenir en remettant en cause une sexualité colonisée par la prédation et la violence qui engendre des rapports de pouvoir. Les viols jouissent d'une complicité institutionnelle qui se résume à l'histoire de "notre civilisation" dans ses rapports de pouvoir comme le droit vassalisé, l'esclavagisme et l'assujettissement des colonies.


La loyauté de la culture du viol


C'est par "loyauté" envers cette histoire de "notre civilisation" que des redresseurs de tort vont exercer un harcèlement post viol soit pour intimider les victimes et les invectiver de ne pas porter plainte, soit pour punir celles qui ont porté plainte de manière à ce qu'elles servent d'exemple à toutes autres et toutes celles qui pourraient très bien dénoncer également les viols qu'elles ont subis au collège ou ailleurs. Parmis les "loyaux" on retrouvera des principes de lâcheté dans le fait de choisir le parti du plus fort, de collaboration sexiste par une vision pornographique de la sexualité, et une position d'agresseur potentiel car si seulement 10% des femmes portent plainte pour viol, imaginez le nombre réel de viols par an et ça vous donnera une idée du nombre d'agresseurs potentiels. Les personnes qui défendent aujourd'hui les violeurs avec tant d'ardeur sont de connivence parce que demain ils pourraient eux aussi se faire accuser, et espèrent être défendu à cet instant par cette fameuse "loyauté".


Le harcèlement post viol vise à faire des exemples


C'est ainsi qu'à peine mon brevet des collèges en poche je me retrouvais dans la catégorie des victimes devant servir d'exemple pour avoir été violée durant un voyage scolaire de l'année 1992/1993 par Manuel Valls avec la complicité du professeur de sciences naturelles Jean-Marie Pichon qui, au vu de la réflexion que je viens de formuler, avait peut être lui aussi des "choses" à se reprocher. Afin que je serve d'exemple pour les autres jeunes filles qui pourraient parler, on a organisé mon échec scolaire, professionnel, et personnel et on m'a organisé plusieurs autres viols parmis lesquels celui de 2005 (anesthésiant, somnifère, GHB) pour lequel j'avais porté plainte contre Xavier Taïb et son complice Nicolas Roggy. C'est quand Manuel Valls est devenu ministre puis premier ministre que j'ai le plus subis de harcèlements post-viol. Les "loyaux" étaient lachés comme des chiens lors d'une chasse à cours. C'est d'ailleurs ce harcèlement qui m'a permis de déssocculter. J'aurai pu ne jamais m'en rendre compte puisque j'avais tout oublié, mais je subissais une telle pression sociale et psychologique que j'ai entrepris une fouille intérieure par une initiation spirituelle qui fut aussi difficile et douloureuse. Ça ne voulait pas sortir, mais quel soulagement ça a été de savoir enfin pourquoi les gens s'en prennent à moi ! Depuis, chaque fois que Manuel Valls se présente à une élection, je vis dans la peur de ce qu'il me fera subir s'il obtient encore du pouvoir.







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© 2018, Magali Tranchant