La Femme expliquée aux hommes


la femme expliquée aux hommes de Magali Tranchant

Préface


Amis lecteurs,


« La femme expliquée aux hommes » est une réponse au précédent ouvrage « L’homme expliqué aux femmes » paru en 2010 du philosophe Vincent Cespedes. Non que mon opinion diverge de la sienne, puisque j’en viens à la même conclusion sur le corps masculin et sa place dans le combat féministe.


C’est un projet que j’avais entamé juste avant un burn-out qui m’a conduit à désoculter un viol que j’ai subi à l’âge de 15 ans, durant un voyage scolaire, par l’un de mes professeurs et avec la complicité de l’équipe enseignante. Bien que je ne l’ai pas dénoncé, ce prof qui est désormais un illustre homme politique, c’est fait choper. Une camarade de classe avait appelé les flics. Devant le fait accomplis, l’équipe éducative a préférée falsifier les preuves en bonne complicité de viol et demander à mes camarades de classes de mentir.


Par la suite j’ai été sanctionnée scolairement, on m’a envoyé en BEP, non pas pour mes notes mais en émettant un doute sur mes motivations : « Tu veux devenir adulte plus vite » avait jugé le conseillé d’orientation alors que j’avais fait part de mon choix pour une seconde littéraire arts-plastique. Toute ma vie j’ai du subir les sous entendus et la diffamation. Ainsi, soit disant, je m’étais fait violer par ma famille, soit disant, je me faisait prendre en gang bang par tout le collège dans les chiottes. C’est venu jusqu’à mes oreilles à Cayenne il y a 4 ans. La vérité est autre, non seulement j’étais vierge au moment des faits (et le professeur de science naturelle qui a fait disparaitre le drap sur lequel mon hymen c’est dispersé et bien placé pour le savoir), mais en plus, j’étais vu comme une élève sérieuse et réservée en classe.


On a alors organisé mon échec scolaire, mon échec social, mon échec professionnel, familiale et sentimental. Le point commun entre mes différents violeurs et leurs différents complices (1993 et 2005) est la Franc-maçonnerie.


Ce livre ne parle pas de moi, c’est une analyse qui plaide un féminisme existentialiste et universel. Cet essai étudie ce que beaucoup d’autres femmes comme moi subissent : l’humiliation sociale d’avoir une chatte entre les jambes. A commencer par une statistique que je met en avant dans cet ouvrage : À diplômes supérieurs, salaires inférieurs. Les femmes sont statistiquement plus diplômées que les hommes, cependant, elles restent beaucoup moins bien payées.


Dans cet essai je parle du viol bien sure, comme de toutes les autres formes de violence que subissent les femmes. C’est ma façon de compléter l’analyse légère, non pas dans le fond mais dans la forme, de Vincent Cespedes, de toute la gravité qui pèse sur la femme.

J’ai repris l’écriture de ce vieux projet parce qu’aujourd’hui je me sens apte à assumer mes valeurs, en commençant par demander juridiquement la levée de prescription de ce premier viol en 1993 pour falsification d’éléments, association de malfaiteurs, et trafics d’influence. J’avais peur c’est vrai, parce qu’il s’agit d’un homme politique très connu. Même si les chances de voir réouvrir la procédure sont maigres, voir très minimes, je dois faire ce qui dois être fait. Parce que ce sont mes convictions et mes valeurs que je veux défendre. Ce sont ces valeurs, cette analyse de la place des femmes, que j’ai mis dans ce projet. Comme un plaidoyer pour prévenir les critiques dont je serait encore l’objet dans cette ultime tentative de justice. J’ai choisi, en contre partie, de vous faire l’exposer de mes croyances : à savoir que si le sexisme, et en particulier le viol, a une source éducationnelle, il revient aux femmes d’éduquer les messieurs en déposant plainte systématiquement au moindre coup, au moindre viol, et au moindre harcèlement sexuel.


Et si la Franc Maçonnerie choisit le harcèlement moral, social et professionnel, envers des femmes qui font valoir leurs droits individuels pour faire avancer le droit collectif, alors on peut se demander si l’association humaniste ne serait pas plutôt une secte ou une mafia. La seule différence entre une association spirituelle et une secte, c’est le viol ; la seule différence entre une association humaniste et une mafia, c’est la connivence. Deux choses dont devrais pouvoir se passer les Francs Maçons.


Amis lecteurs, encore une fois, cet essai n’est pas une vocifération contre les hommes, mais une réflexion, autant qu’une analyse d’une société qui ne reconnait pas les valeurs universalistes de la République.

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© 2018, Magali Tranchant