La Conscience du mâle




La conscience s’est la partie de notre esprit qui nous aide à représenter les choses : en traversant la route nous sommes conscient qu’il y a un dangers. En se mettant en danger, l’enfant prend conscience de la chaleur du four ou de l’électricité, en prenant conscience de son environnement, il développe sa prudence. #GrandOral


La conscience n’est pas la même pour chaque individus.


Certains ne sont pas conscient du mal qu’il peuvent faire, tant qu’il ne l’ont pas reçu. Hors pour beaucoup d’hommes la sexualité n’est pas vécu de la même manière que la femme. Chez la femme le sexe est à l’intérieur, alors que chez l’homme il est à l’extérieur. L’homme reste le pénétrant et par conséquent d’une certaine façon le dominant du rapport sexuel. Dans le cas d'un refus du rapport sexuel de la part d’un homme, il reste à la femme la possibilité de stimuler. Pour un homme c’est beaucoup plus délicat, il doit conquérir le sexe de la femme, la stimuler intérieurement pour qu’elle daigne ouvrir ses jambes. Dans cette quête, certains vont alors prétendre à des sentiments qu’ils n’ont pas forcément, s’armer de romantisme, ou faire monter le désir chez la femme. Certains autres vont aller de l’intimidation directe ou indirecte, profitant d’une position sociale ou d’une force physique, d’autres s’arment de ruse, d’un ascendant sur l’autre ou de psychotrope. Le viol est défini par le Code pénal (article 222-23) comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. C'est un crime passible de la cour d'assises. #MeToo #BalanceTonPorc




Pour beaucoup d'hommes, ils ont juste trichés un peu pour obtenir ce qu’ils convoitaient. Où est le problème ? Même si certain sont conscient d’avoir fait quelques choses d’interdit, d'avoir commis une transgression, comme griller un feu rouge, dans leurs représentation du mâle qualifier l'acte de viol est infondé. Pour eux, ils ont juste un peu trop chahuter, un peu dépasser les limites du convenable avec une fille qui en plus n’en valait pas la peine.


A partir de quel moment l’homme est t-il conscient de ce qu’il a fait ? Il considére l’acte comme une bagarre à la récré, pour un peu ça serait presque un jeux social. L’homme va considérer le viol comme un viol à partir du moment où la femme a été fortement endommagé physiquement ou bien a partir du moment ou elle s’est débattue fortement.



La loi du mâle


Comme le dit si bien Vincent Cespedes dans son essai féministe « L'homme expliqué aux femmes » « Audrey dit non mais espère que Romain bondira sur elle, transgressera cet interdit. Elle titille déjà sa virilité, sans le savoir. Elle teste la puissance du garçon – non pas sa capacité à lui faire boire la tasse, sa brutalité, mais sa capacité à jouer avec le désir … à le ressentir comme un cadeau … la pudeur dit « non » , là où on s’aventure au bord du refus, à la découverte de la plasticité du désir et de l’interdit »(page 78) et pour beaucoup d’homme également quand une femme dit non, c’est qu’elle pense oui ! Cette vieille vision étonnée du désir de la femme qui pousse certains hommes à vouloir « forcer le passage » reste un archaïsme encré dans la rumeur social. « Audrey dit non mais espere que Romain lui bondira dessus » pour reprendre l’essentiel de la femme, dans la loi du mâle tout est là.



Elle dit non mais espère qu’il lui sautera dessus. Ça fait bien l’affaire des violeurs. Elle disait non mais elle pensait oui. On peut imaginer que dans beaucoup de viol c’est ce que se dit le persécuteur, « elle teste la puissance du garçon … sa capacité à jouer avec le désir » Jusqu’où va le jeu, et dans quelle limite. Jusqu’où va le désir et dans quelle limite. Jusqu’où respecte t-il les règles du jeu ? L’homme prend la conquête féminine comme un jeu de puissance comme le dit à un autre moment Vincent Cespedes dans le même chapitre « l’ère de la performance » « vouloir, devoir, pouvoir : les trois vont d’un seul bloc. Ce que je veux, je me l’impose comme un devoir (mon objectif), je le réalise avec du pouvoir (ma performance), et si je ne l’obtient pas je faillis (l’échec). ». Le probléme est là, si la séduction peut être un jeux, l’acte physique n’en ai plus un et pour cela il faut deux personnes concentente en état de conscience.

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© 2018, Magali Tranchant