Joyeux 8 mars 2019 La honte doit changer de camp #metoo

Mis à jour : 21 mars 2019


La honte doit changer de camp #metoo


L'année dernière j'avais créer une vidéo à l'occasion de la journée de la femme pour militer à ma manière contre les violences faites aux femmes, en parlant vaguement de mon expérience personnelle du viol.



Magali Tranchant - Crédit Photo : Mirto Linguet


Je reviens cette année sur cette même histoire. Je crois qu'il faut parler viol, il faut crever l'abcès ! Il ne s'agit pas de se positionner en "victime" puisque je suis active et seule maître dans ma démarche. J'ai essayé d'en parler à quelques personnes qui aurait pu me conseiller, m'orienter dans mes décisions. Finalement fin 2019, j'écrivais la préface de mon deuxième livre "La femme expliquée aux hommes" aux éditions Me, Mine & Myself, dans laquelle j'exprimer mon besoin d'aller au bout de mon combat, et de tenter une levée de prescription et une réouverture de dossier pour les viols que j'ai subis.


J'ai été violée durant l'année scolaire 1992/1993 par un haut dirigeant politique, et en 2005 par un entrepreneur et une bande de jeunes politisés en Guyane. J'ai mis du temps à écrire au procureur de la république de Cayenne, je me suis levée une heure plus tôt tout les matins pendant deux mois pour écrire au crayon sur un cahier le récit dont j'ai extrait ensuite le principal pour la lettre au procureur. J'ai choisi de ne pas écrire plus de quarante cinq minutes par jour et de terminée mes séances par une séance d'exercice de renforcement psychologique pour ne pas fléchir. Je suis très fière de moi : d'avoir eu le courage de le faire, d'être aller au bout de mes valeurs, de faire valoir mon droit pour faire l'exemple.


Voici donc la demande de levée de prescription #Valls



Reçue le 01 mars 2019

"Monsieur le Procureur,


Par cette dernière, je vous demande de bien vouloir procéder à la levée de prescription concernant les faits suivants :


L’année scolaire 1992/1993, alors âgée de 15 ans et demi, j’ai subi un viol que j’ai vite occulté par mon professeur d’histoire géographie, Monsieur Manuel Carlos Galfetti Valls. Je me rappelle bien de son nom car il l’avait écrit en entier sur le tableau, en nous offrant un cours magistral sur la noblesse, et avait gommé ensuite certains nom (laissant Valls pour « autre chose »), il enseignait en tant que remplaçant sous le nom de Monsieur Galfetti.

Le voyage scolaire en auvergne, avait du être annulé, mais à finalement été quand même organisé par le professeur de science naturelle, Monsieur Jean Marie Pichon, en empiétant sur les vacances, et pour une seule classe, la notre, la 3eme F.


Les faits se sont produits après que des camarades de classe (Céline Leroy, Céline Pacanowski, Myriam Audoin) aient rapportées des mensonges me concernant à Monsieur Galfetti, qui en a profité pour me convoquer dans sa chambre. Ces filles me harcelaient, s’était habituel. Il m’a proposé de m’assoir sur son lit à côté de lui, il m’a rassuré en me disant qu’il ne croyait pas ces mensonges, il m’a donné un verre en me confiant qu’il y avait quelque chose dedans pour que je me détende, puis il m’a demandé si j’avais déjà fais l’amour, et m’a posé plusieurs questions intimes concernant les garçons, avant de me demander si je voulais faire l’amour avec lui. J’ai hoché de la tête pour dire oui, et après je me suis allongée, et j’ai commencé à m’assoupir. Je ne sais plus si c’est moi ou lui qui est enlevé mes vêtements. Puis, il m’a fait l’amour, je n’avais pas vraiment conscience de ce que je faisais, je ne bougeait pas, et après ça, je me suis endormie. Quand je me suis réveillée, je me suis rhabillée avec le sentiment d’avoir fait une bêtise, et je lui ai promis de me taire. Je suis allée rejoindre les autres dans la chambre, j’avais manqué le diner. J’étais justement dans la chambre des camarades qui m’avait faussement accusée juste avant. Elles attendaient de voir si je m’étais fait enguirlandé, j’ai dis qu’il m’avait grondé. Puis Céline Leroy a senti ce qui s’était passé, elle a dit « Il t’a violé ? » J’ai dit « non, non », puis elle a bondit vers la porte en disant « Il l’a violé ». Les autres filles m’ont regardées alors que je disais « mais non », puis m’ont invitées à m’assoir par terre avec elles pour jouer aux cartes. Et toute volonté de la suivre pour l’empêcher de balancer était comme endormie, je me suis sagement assis avec les autres filles pour jouer aux cartes, et j’ai pensé que « maintenant que je l’avais fait j’allais faire partie des populaires » réflexion stupide dans la tête d’une fille de quinze ans. Les autres jeunes filles étaient des « populaires » et ne laissaient habituellement pas n’importe qui jouer aux cartes avec elles. Je suis donc restée jouer aux cartes pendant que Céline Leroy appelait la police, il y avait beaucoup de brouhaha dans le couloir, le professeur principal, et les délégués de classe. La première chose que Céline a fait c’est d’appeler la police et je dois dire que c’était un bon réflexe seulement après quand le professeur responsable du voyage, Monsieur Jean Marie Pichon, est arrivé il a voulu étouffé l’affaire. Je ne sais pas ce qu’ils ont dit mais Monsieur Pichon a réquisitionné le drap sur lequel s’était réparti mon hymen, et quand les policiers sont arrivées il a envoyé Céline Leroy se faire passer pour moi pour démentir, ainsi que Myriam Audoin pour l’accompagner. Céline a été je crois envoyé à l’hôpital d’Aurillac pour une constatation gynécologique, et monsieur Galfetti a été placé en garde à vue, dans cette même ville.

Le lendemain, je cherchais Monsieur Galfetti pour lui parler de ce qui s’était passé la vieille, mais il avait disparu, ainsi que Céline Leroy et Myriam Audoin. J’ai demandé à Audrey Rouaney elle m’a répondu, « T’inquiétes pas il ne pourra plus te faire de mal » puis elle s’est interrompue, puis elle m’a dit « si tu savais ce que Céline est en train de faire pour toi, tu ne t’en prendrais pas à elle comme ça. » Céline avait le chic pour me harceler en se faisant passer pour une sainte. C’est lorsque j’ai désocculté que j’ai remis les morceaux ensembles et que j’ai compris ce qui s’était passé. Quand nous sommes rentré de voyage, je crois que je ne m’en souvenais déjà plus. J’ai beaucoup pleuré pendant une, deux ou trois semaines, sans trop savoir pourquoi. J’ai fait des crises de foie durant 3 semaines. Et tout est redevenu pas tout à fait comme avant. J’ai subis des regards réprobateurs, des sous-entendus, et une mise au placard scolaire et sociale. Le conseillé d’orientation cette année là, m’a envoyé en BEP en tirant cette conclusion « tu veux devenir adulte plus vite » ou quelque chose comme ça. Ce qui maintenant que j’ai désocculté est une discrimination par rapport à une rumeur sur moi. J’insiste sur le fait que je n’étais pas une gamine précoce, j’étais timide et réservée, comme c’était inscrit sur tout mes bulletins scolaires, je pense que j’avais plutôt le profil de la proie facile plutôt que celui de la Lolita qu’on a voulu me faire porter ensuite. Ma plus grosse rebellion à l’époque était de trouver tout « superficiel ». Les sous-entendus du corps enseignant on continuait toute ma scolarité et même aux Beaux Arts du Mans où j’ai étudié après le bac et toute ma vie durant.


J’ai finalement désoculté ce viol en décembre 2015 / janvier 2016, alors que j’étais au fond du trou, puisque la vie était très difficile avec moi à cette période. J’étais en dépression depuis 2012 suite à ma non reaffectation comme professeur contractuel d’arts plastique, ça a été l’élément déclencheur, je m’étais beaucoup investie pour en arriver là par la petite porte. J’ai ressentis à ce moment là, un énième rejet, et je suis devenue un peu paranoïaque. Dans mon analyse, le sentiment de rejet s’est manifesté à partir d’un second viol pour lequel cette fois j’ai porté plainte en 2005, ici à Cayenne. J’ai vaguement consulté deux psys (une psy criminologue vers Chartres alors que je venais officiellement de pété un plomb m’a famille a insisté pour que je prenne un peu de recule, et une autre à Cayenne avec l’association l’Arbre Fromager) et une psychiatre à l’hôpital de Cayenne. Je n’ai pris les prescriptions de la psychiatre que les 6 premiers mois, ensuite j’ai arrêté de les prendre progressivement entre 6 mois et 1 ans. Celle-ci m’a rassuré dans son diagnostique, j’avais l’impression de devenir dingue, elle me disait que j’avais encore toute ma raison. De 2012 à 2015 je n’ai fait que m’enfoncer, financièrement, socialement, professionnellement, au point où j’ai vraiment touché le fond vers décembre 2015, c’est là que je me suis bizarrement rappelé que ma première fois c’était à 15 ans et demi, et non 17 ans et demi comme je le croyais. Au début le souvenir était vague, je me souvenais de Monsieur Galfetti, je ne savais plus trop s’il avait les yeux bleus ou les yeux marrons, je n’avais pas encore fait le lien avec l’homme politique qu’on voyait à la télé, je pensais avoir fait l’amour et que ma camarade jalouse m’avais fait un sale coup, et même si je me rappelle qu’il m’a fait boire un « truc » pour « pas que ça fasse mal ». Petit à petit le souvenir a pris du détail et c’est finalement vers juillet 2017 que je me dis que si vraiment ça avait été un acte consentis pourquoi m’aurai t il drogué et pourquoi aurait il eu besoin de complicité. Je me suis rendue compte que si il y avait complicité, il y avait crime (ou délit) et que si après m’avoir fait boire son « truc » il m’a demandé mon consentement c’est juste pour mettre le trouble dans mon esprit et se donner bonne conscience. Je me suis également rappelé de certains de mes confrères professeurs d’arts plastique qui disent souvent « Ah, si je voulais … « faisant référence à l’ascendant qu’il suscite sur certaines jeunes filles du collège. C’est vrai que Monsieur Galfetti était un prof jeune et mignon qui avait la quôte auprès des collègienne. Quand j’ai compris cela, je lui ai posé un ultimatum par courrier, en lui signifiant mes droits et les siens, et en lui expliquant que si il y a complicité il y a viol, et que s’il n’est pas d’accord avec cette analyse il n’a qu’à se retourner juridiquement contre ses complices. J’ai ensuite observée ses faits et gestes, et j’ai essayé de préparer un dossier de levée de prescription en essayant de récupérer le dossier médical grâce auquel on aurait pu facilement prouver l’usurpation d’identité. Ça n’a pas été possible. Cependant, je pense que si il a fait deux jours de garde à vue, le dossier médicale (ou ses conclusions) est peut-être joint au fichier policier, et seul un procureur de la république peut ordonner qu’on fasse une vérification. J’ai pensé aussi que vue que j’étais mineure au moment des faits, qu’ils ont usurpés mon identité pour le disculpé, ils ont du réclamer l’aide d’un autre complice pour usurper l’un de mes parents. En tant que mineur, je ne pouvais pas signer les démarches, ils ont donc du demander à quelqu’un de le faire. Mes parents n’ont pas changer leur signature depuis des siècles. Je ne pense pas que ma famille soit impliquée là dedans. C’est du fait de l’usurpation d’identité sur ma personne, la plaignante, au moment des faits, et de ce fait la complicité viol qualifiée, que je vous demande une levée de prescription pour le viol que j’ai subi à l’âge de 15 ans durant un voyage scolaire en Auvergne à Aurillac. J’ai besoin de le faire, pour mettre un point final à cette histoire, mettre les choses au clair et repartir à zéro.

Je souhaiterai ajouté une plainte contre l’organisation générale de la Franc Maçonnerie qui par la connivence qu’elle engendre m’a harcelé scolairement, socialement, professionnellement, dans tout les domaines de ma vie, en organisant mes échecs. Suite au viol de 1992/1993 j’ai été envoyé en BEP, alors que certaines de mes camarades qui n’avaient pas forcément de meilleurs résultats que moi sont passé en seconde générale. En gros, dés 1993, on m’a sanctionné d’avoir été violé durant le voyage scolaire. Chaque fois que j’ai travaillé dure pour récupéré mon niveau, des personnes se sont interposés, comme lorsque j’ai enfin réussis à obtenir un poste comme contractuelle après 8 ans d’attente.

J’ai également subi plusieurs viols, une fois la vue débouchée elle ne s’est pas arrêté là, en 1999 j’ai eu droit à mon tout premier GHB, à l’époque, je ne m’en suis même pas rendue compte. Ce jour là, j’ai couché avec un inconnu qui m’avait offert un orangina « décapsulé » dans un jardin public. Il me faisait des avances, je l’avais refoulé, et d’un seul coup je me suis jeté sur lui. Je me suis juste demandé comment j’avais pu faire ça.

Dans la nuit du 14 au 15 Mars 2005 à Cayenne, j’ai également été violée par un groupe d’individu qui semblait très au courant de ce qui s’était passé avec Monsieur Galfetti. Cette nuit là j’ai été violé par Xavier Taïb, à l’époque PDG de la société Gemo, (traitement de l’or), qui aurait obtenu par Nicolas Roggy (ancien directeur régional de l’ADIE) un mélange GHB + somnifère + anesthésiant, avec la consigne « violes-la ». Deux individus que je connaissais puisque j’avais une histoire compliquée avec le second. C’est en désoccultant le premier viol que j’ai compris que ceux-ci faisait régulièrement référence au premier par des petites phrases ou gestes. Nicolas Roggy a plusieurs fois ressortit les mêmes phrases que Monsieur Galfetti. J’ai le sentiment qu’ils m’ont violé en 2005, en faisant de très claires références au viol de 1993, juste trois mois avant la fin de la prescription du premier viol, tout en pensant que celui ci été déjà prescrit. Je me rappelle également avoir surpris une conversation au collège entre Céline Leroy et un délégué de classe qui lui expliqué qu’ elle devra mentir pendant 13 ans et qu’ après elle sera tranquille. À l’époque, j’étais déjà en état de choc, et je ne comprenais rien à rien, je me demande si c’est pas pour me protéger émotionnellement que je n’ai pas voulu comprendre, ou que mon cerveau a trier les informations. En tout cas, il est clair qu’en 1992/1993, ils avaient considéré le délais de prescription de 13 ans, donc ils ont considéré qu’en 2005, ils pouvaient me le faire payer. Je tiens à signaler que tout ce petit monde gravitait autour des sphères politiques, associatives, et maçonnique, et que Monsieur Valls commençait à être quelqu’un d’important, de très en vue. Ça ne m’étonnerai pas que cette vengeance vienne de lui, puisque j’ai remarqué qu’il se faisait tout le temps très mal conseillé, et même qu’il semble adoré les mauvais conseils plus que les bons si on regarde son affiche pour les présidentielles de 2017 laquelle est complètement décentrée, et qui ne respecte pas les marges et les règles élémentaires de la mise en page (j’ai une formation graphiste/maquettiste), on peut parfaitement imaginer l’un de ses conseils insistaient sur un délais de prescription de « 13 ans » sans le vérifier au lieu de 10 ans à partir de mon dix-huitième anniversaire. Pour moi, même si je ne peux pas le prouver, le viol de 2005 a été organisé pour me rappeler mon insignifiance et mon impuissance à faire valoir mon droit en 1992/1993, et me faire regretter de m’être fait violer à l’âge de quinze ans, comme si je ne le regrettais pas déjà. Je ne sais pas ce qui lie les protagonistes entre eux. Sont -ils facho ? Sont -ils de droite ? Sont-ils de gauche ? Ce que j’ai remarqué c’est qu’ils sont apriori noble (déjà en cours Monsieur Galfetti faisait des cours sur les privilèges de la noblesse), qu’ils gravitent autour de la politique et des milieux des arts et qu’ils sont tous Franc-maçons. Agir par connivence pour harceler une jeune femme qui fait valoir ses droits, ça s’appelle : association de malfaiteur, trafic d’influence, et abus de pouvoir. J’ai vécu le pire des lynchages de 2012 à 2017, soit durant toute la période du dernier quinquennat, j’ai bien faillis me retrouvée à la rue avec ma fille, je me la serais fait retirer d’ailleurs, je m’en suis sortie grâce aux cartons alimentaire. Je suis mère célibataire, ça n’est déjà pas facile, et je dois subir en plus des harcèlements politiques ! En s’acharnant durant toute sa période à Matignon sur une faible femme, il a prouvé à tous que c’était lui le facho !


Voilà monsieur le procureur, je suis obligée de passer par vous si je veux tirer cette histoire au claire, je vous demande donc :


De vérifier la garde à vue de Manuel Valls Galfetti durant l’année scolaire 1992/1993 à Aurillac, en Auvergne. En vérifiant les signatures des représentants légaux, ou le dossier médicale qui pourrait prouver l’usurpation afin de faire lever la prescription pour le viol de 1992/1993 pour association de malfaiteur, dissimulation de preuve (le drap avec mon hymen dessus), complicité de viol, non dénonciation de viol, usurpation d’identité).

De faire réouvrir le dossier de 2005 de la plainte pour viol que j’ai déposée au commissariat de Cayenne le 30 mars 2005 pour viol, préméditation, association de malfaiteur, trafic d’influence, abus de pouvoir et comme la prescription n’était pas faite au moment des faits, mettre en évidence la connivence et le lien entre les deux affaires. J’en ai l’intime conviction, mais je ne sais pas comment on peut le prouver.


En espérant que vous aurez à coeur de rendre justice, et le coeur plus léger d’avoir fait mon devoir de citoyenne en dénonçant les coupables, je vous prie de croire, Monsieur le Procureur, en l’expression de sincères salutations.


Magali Tranchant."



Je me sens finalement moins victime et plus active en essayant de renverser les choses qu'en rasant les murs. En vous souhaitant un joyeux 8 mars 2019 !



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© 2018, Magali Tranchant