En marge de #metoo et #balancetonporc , l'Affaire Baupin continue


Affaire Baupin #mettezdurouge #8mars


Les 6 victimes de l'ex-député Europe Ecologie Les Verts comparaissent devant le juge depuis lundi 04 février pour diffamation après la plainte de Denis Baupin.


En mai 2016, les 9 et 30 mai exactement, 6 anciennes collaboratrices ou cadres d'EELV ont dénoncé des faits de harcèlement sexuel de la part du député Denis Baupin avec #Mediapart et France Inter.


La photo de trop

Une photo publiée lors de l'opération #mettezdurouge le #08mars 2016 aurait déclenché l'ouverture de parole. Denis Baupin avec 7 autres députés prenait la pose avec du rouge à lèvres rouge pour dénoncer les violences faites aux femmes. Pour ses victimes, s'en était trop ! Pour Laurence Mermet, lorsqu'elle l'entend sur France Inter "Des choses remontent. Je suis stupéfaite mais pas surprise. Le couvercle que j'avais tant bien que mal refermé sur cet épisode de ma vie s'est rouvert.". Pour une autre, Elen Debost dira "Il osait se présenter comme un protecteur des femmes".


Denis Baupin remercier par ses victimes

Malgré la difficulté de libérée la parole contre un des poids lourd d'EELV, Isabelle Attard, une autre victime, a adressé mardi 05 février ses remerciements à Denis Baupin à la barre, insistant sur le fait qu'il leur aurait permis "de dire haut et fort, publiquement, ce que nous avons vécu, et que ça sorte enfin." Malgré qu'elles aient fait remonter les agressions au sein du parti, elles ont été intimidé par des menaces implicite, comme Sandrine Rousseau à qui "on" aurait dit "N'en parle pas trop, ça pourrait te nuire !".


Pour Vanessa Jerome "Une omerta frappe les partis politiques"

Comme le souligne la politologue et sociologue Vanessa Jerome "une omerta frappe les partis politiques" lorsqu'il s'agit de viols ou d'agressions sexuelles et cela même dans le parti EELV qui se veut plus féministe que les autres. "Chez eux, comme ailleurs, une "femme libérée" ce n'est pas forcément une femme qui se sent libre de dire non" argumentera t elle dans une interview au Monde. Elle y explique le contexte et les enjeux du pouvoir "Dans ce contexte, dénoncer des comportements c'est être déloyal envers un parti et des amis. De ce fait, un secrétaire national de parti peut dire en toute honnêteté "Nous sommes fiers que ce soit dans notre organisation que la parole ait commencé à se libérer, et nous sommes un soutien aux femmes qui ont dénoncé.". Et dans le même temps ne rien pouvoir contre une omettra qui est le fruit de loyautés solidement ancrées."


Tristane Banon #DSK

Pour Tristane Banon "c'est plutôt l'homme que l'on victimise"

L'#AffaireBaupin avait ouvert la polémique sur le comportement des hommes bien avant le mouvement #metoo et #balancetonporc mais certains .es y ont vu un phénomène de victimisation des femmes comme dans La Tribune sur le droit d'importuné. Tristane Banon qui avait dénoncé une agression sexuelle de la part de DSK en 2011 à fait remarqué que "c'est plutôt l'homme que l'on victimise, expliquant à qui veut l'entendre que, quand il se sent provoqué, rien ne saurait l'arrêter, pas même son faible cerveau soumis à des pulsions incontrôlables."


© 2018, Magali Tranchant